Circuits
convertisseurs en AM :
L’étage convertisseur a pour fonction de convertir la fréquence du signal que l’on désire recevoir, à la valeur fixe de la fréquence intermédiaire(comprise entre455 et 480kHz).
Cet étage également appelé CHANGEUR
DE FREQUENCE se compose d’un circuit d’entrée, accordé sur la fréquence du
signal à recevoir et d’un CIRCUIT OSCILLATEUR, accordé sur une fréquence plus
élevée que celle du signal reçu : la valeur de la fréquence du circuit
oscillateur est égale à la valeur de la fréquence du signal reçu, augmentée de
la valeur de la FI.
Il comprend en outre un
ETAGE MELANGEUR qui a pour rôle d’effectuer la conversion de fréquence. Ce
dernier étage est donc piloté par le signal à recevoir et le signal
oscillateur.
L’anode du tube mélangeur
est connectée au primaire du premier transformateur FI.
Le plus souvent, le mélange
des deux signaux (signal d’entrée et signal oscillateur) est effectué par un
tube spécial appelé CONVERTISSEUR. Ce tube accomplit alors deux fonctions :
oscillateur et mélangeur.
Ces deux fonctions peuvent
être exercées par un tube multi grille ou un tube double.
Les tubes convertisseurs
multi- grilles peuvent être des heptodes (sept électrodes dont cinq grilles) ou
des octodes (huit électrodes dont six grilles).
Les tubes convertisseurs
doubles, comprennent les triodes-penthodes,triodes-hexodes et triodes heptodes.
Dans les tubes
convertisseurs doubles, la section triode remplit toujours la fonction
d’oscillateur.
Dans les tubes convertisseurs
multi grilles, la fonction d’oscillateur est exercée par les deux premières
grilles(qui avec la cathode, forment une triode).
Le réglage de l’oscillateur,
en fonction du signal à recevoir, est réalisé par l’intermédiaire d’un
condensateur variable double. Celui ci est monté en parallèle sur les bobines
d’entrée et les bobines oscillatrices.
Ces bobines sont munies d’un
noyau ferromagnétique réglable.
On dit que le récepteur est
aligné, lorsque en tout points du cadran, la fréquence d’accord(signal d’entrée)
et la fréquence de l’oscillateur, présentent une différence de valeur fixe,
égale à la FI (valeur comprise entre 455 et 480kHZ).
Dans certain cas, le
condensateur accord et oscillateur a une valeur fixe, et le réglage est obtenu
par variation de l’inductance des bobinages.
Dans le premier cas,
l’accord du récepteur est à capacité variable, et dans le second cas, à
inductance variable.
Les récepteurs peuvent
comporter plusieurs gammes d’ondes : GO, PO, OC (cette gamme est souvent
subdivisée en deux ou trois sous gammes : bandes étalées, pour faciliter
la recherche des stations).
Pour l’obtention des bandes
étalées, on utilise en général, des condensateurs variables spéciaux, dont on
peut commuter certaines parties, de façon à avoir des valeurs déterminées de
capacité.
Exemple : Un bobinage
de valeur donnée et un condensateur variable de 500pF par exemple, permettent
de couvrir la gamme OC de 6 à 16 M Hz.
En réduisant à 250pF la
valeur du condensateur variable la gamme couverte sera comprise entre 11 et 16M
Hz seulement. Inversement, si on ajoute en parallèle sur le condensateur
variable un condensateur fixe de façon à ce que la capacité minimale soit de
250 pF et la capacité maximale de 500pF, la gamme couverte sera alors comprise
entre 6 et 11M Hz.
Pour passer d’une gamme à
l’autre, on doit modifier la valeur des bobines. Le bloc d’accord des
récepteurs est donc muni d’une série de bobines commutables. L’ensemble
comprenant le commutateur et les bobines s’appelle BLOC HF ; Celui ci sera
examiné plus loin en détails.
Sur certains récepteurs
radio, on utilise un étage amplificateur HF avant l’étage convertisseur. On
obtient ainsi une plus grande sensibilité et une plus grande sélectivité. Sur
ces récepteurs, le condensateur variable comprend trois sections : section
d’accord, section oscillateur et la section HF.
Tubes convertisseurs :
l’heptode 6 A 8 (6,3V-0,3A),
l’heptode 6 SA 7(6,3V-0,3A) de caractéristiques identiques au tube précèdent
mais dépourvu d’enveloppe métallique sur le verre.
Les tubes de la série octal
américaine ,utilisés fréquemment sont :
Le tube 6 TE 8(6,3V-0,3A) a
également été très utilisé, de même que le tube 6 BE 6( 6,3V-0,3A) identique au
tube européen EK 90, et le tube 12 BE 6(12,6V-0,15A) correspondant au tube HK
90 de type européen.
Dans la série européenne, on trouve les tubes ECH 3 (6,3V-0,2A) et ECH 4 (6,3V-0,35A) à culot en godet. Ces tubes ont étés remplacés, par la suite, par la série rimlock : ECH 42 (6,3V-0,23A). Le type UCH 42 est identique au type ECH 42 mais est chauffé sous 14V-0,1A.
On utilise aussi, largement la triode heptode ECH 81, de la série Noval (6,3V-0,3A) et le tube UCH 81 (19V-0,1A).
Le tube américain 6 AJ 8 correspond au tube ECH 81 et le tube 12 AJ 8 au tube UCH 81.
Schémas des circuits
convertisseurs :
Les (figure 1) et (figure 2) représentent deux circuits convertisseurs.
Le premier utilise la
triode-hexode ECH 42. La section triode est employée en oscillatrice et la
section hexode en mélangeuse.
Le deuxième circuit utilise
l’heptode multi grille 6 A 8 . Les deux premières grilles sont employées
pour le circuit oscillateur, et les autres grilles pour le circuit
mélangeur .
La différence entre ces deux
circuits provient de la conception spéciale du tube ECH 42. Dans celui ci, la
grille de la section triode est reliée intérieurement à une grille de la partie
hexode.
Sur ces récepteurs, on peut
voir que le condensateur variable « oscillateur » et le condensateur
variable « accord » sont montés sur le même axe (commande unique).
En parallèle sur chaque
section du condensateur variable, on trouve deux condensateurs ajustables,
appelés COMPENSATEURS ou TRIMMER. Ceux ci, sont réglés, lors de l’alignement du
récepteur, comme nous le verrons plus tard.
Sur (la figure 3) est illustré le schéma électrique
d’un circuit convertisseur à deux gammes d’ondes (PO et OC) utilisant la triode
heptode ECH 81. La partie triode assure la fonction d’oscillateur et la partie
heptode celle de mélangeur.
Sur l’anode de l’heptode, on
recueille le signal FI qui est transféré par l’intermédiaire du premier
transformateur FI, à l’entrée de l’amplificateur FI.
La fréquence de
l’oscillateur doit être supérieure à la fréquence du signal à recevoir. On peut
obtenir ce résultat en utilisant un condensateur variable oscillateur de valeur
capacitive plus faible que celle du condensateur variable accord.
Pour les récepteurs utilisant
plusieurs gammes, on utilise des condensateurs variables à deux sections de
capacité égale et on ajoute un condensateur fixe, appelé PADDING, en série sur
les bobines du circuit oscillateur.
Sur les ondes courtes, ce
condensateur fixe n’est pas nécessaire.
Sur ( la figure 3), on peut voir le raccordement du
circuit de CAG. La tension négative de polarisation en provenance du circuit de
détection CAG est appliquée sur la grille de contrôle de l’heptode par
l’intermédiaire des résistances R 1( 1MW) et R 9 (1MW). Le condensateur C 1 (50nF) sert au filtrage de cette tension
négative.
Sur le circuit de (la figure 3), pour éviter un couplage parasite
entre les circuits FI et HF, on utilise un filtre accordé sur la valeur de la
FI : condensateur C 3 et la bobine L (circuit d’antenne).
Sur (la figure 4) est illustré un étage convertisseur,
utilisant le tube ECH 3, précédé par le tube EF 9 qui assure l’amplification
HF.
Le condensateur variable
comporte trois sections ( HF, accord, oscillateur) commandées par le même axe.
Pour augmenter la
sensibilité, ont utilisés, sur les récepteurs haut de gamme, des circuits
amplificateurs HF. On obtient également de bons résultats sans étage
amplificateur HF, en utilisant des tubes à gain élevé.
Sur (la figure 5) est illustré le schéma électrique
d’un convertisseur à inductance variable.
Les deux bobines des circuits
d’entrée et d’oscillateur sont réglées simultanément par une commande unique.
Pour l’alignement du
circuit, on règle les compensateurs qui se trouvent dans les étages d’entrée et
oscillateur.
La ( figure 6)
concerne un convertisseur OC à bandes étalées, l’élargissement de la
gamme OC est obtenu par l’intermédiaire d’un condensateur variable dont chaque
section comporte deux cages. Par commutation, on peut ainsi obtenir deux
valeurs capacitives différentes.
La ( figure 7 ) représente un autre convertisseur
comportant trois bandes OC étalées. Pour ces trois bandes, il n’y a qu’une
seule bobine. Le passage d’une gamme à l’autre est obtenu en insérant les
condensateurs C1-C2-C3 dans le circuit d’entrée, et les condensateurs C4-C5-C6
dans le circuit oscillateur.
Les valeurs des
condensateurs sont calculées de façon à permettre la réception sur 19, 25 et 31
mètres ou 31, 41 et 49 mètres.
La ( figure 8 ) montre le schéma d’un circuit
convertisseur qui utilise le tube 1 R 5. Cet appareil est équipé d’un cadre
antenne qui constitue le circuit d’entrée.
Description des
composants :
Les composants les plus importants, utilisés dans les circuits convertisseurs sont : le condensateur variable, le bloc HF et les bobinages à inductance variable.
Dans les récepteurs
superhétérodynes à plusieurs gammes, on utilise des condensateurs variables à
deux sections de capacité égale. Sur les récepteur ne comportant qu’une seule
gamme, le condensateur variable peut avoir deux sections de capacité
différente.
La valeur de la capacité
minimale(capacité résiduelle) d’un condensateur variable est comprise entre 5
et 20 pF.
Les bobines sont constituées
par un support isolant cylindrique, sur lequel se trouvent les enroulements.
Dans le circuit d’entrée on
trouve, toutes deux montées sur le même support, la bobine d’antenne et la
bobine d’entrée.
La bobine d’antenne est
constituée, généralement, par un enroulement en nid d’abeille. Dans un circuit
superhétérodyne, l’une des deux bornes de la bobine est connectée à l’antenne
et l’autre à la masse.
La bobine d’entrée qui est
couplée à la bobine d’antenne est également constituée par un enroulement en
nid d’abeille(ou rarement, à spires jointives ou croisées).
Cette bobine est connectée à
la section accord du condensateur variable et à la masse.
La bobine d’oscillateur est
très semblable aux bobines vues précédemment. Elle est formée de l’enroulement oscillateur
et de l’enroulement de réaction, étroitement couplés entre eux. Ces deux
enroulements forment pratiquement un enroulement à prise centrale (figure 9c) .
Dans certains circuits les
bobines sont blindées : renfermées dans des boîtiers métalliques en
aluminium (figure 9d) .
Le commutateur à pour
fonction, de mettre en service pour chaque gamme, les bobines qui conviennent à
la bande de fréquence à recevoir.
Le commutateur peut être
rotatif (figure 10) ou à clavier (figure 11) .
Le plus souvent, les
condensateurs ajustables sont câblés sur le bloc HF et l’ensemble est réalisé
avec des connexions très courtes.
Les blocs HF à inductance variable, très
employés sur les appareils simples, recevant la gamme PO ou GO et quelquefois
ces deux gammes, évite l’utilisation du condensateur variable. L’accord étant
obtenu par variation de l’inductance des bobines (figure
12) .
Pannes dans les circuits
convertisseurs :
Les pannes dans l’étage convertisseur peuvent se manifester de plusieurs façons : appareil muet, réception faible, sifflements.
Si le récepteur est muet et
que tous les étages après le convertisseur sont en bon état de fonctionnement,
le défaut peut provenir du tube convertisseur qui ne fonctionne pas, de
composants endommagés ou de l’absence de fonctionnement de l’oscillateur.
Si la sensibilité est faible,
la section mélangeuse ou oscillatrice peut être épuisée. Un alignement
défectueux peut également affecter la sensibilité.
Dans le cas de sifflements,
il faut suspecter l’oscillateur et contrôler les condensateurs de découplage ou
les éventuels circuits d’amortissements.
Pannes dues au tube :
Si le filament du tube convertisseur est coupé, le récepteur est complètement muet . Un contrôle du tube permet de détecter cette panne.
Si le tube convertisseur est
épuisé, le récepteur est peu sensible. Il faut contrôler le fonctionnement du
tube à l’aide d’un lampemètre ou de remplacer le tube par un autre identique.
Si les électrodes du tube
sont en court circuit, le récepteur est muet. Là encore un rapide contrôle
permet de localiser la panne.
Pannes dues aux
composants :
Pour localiser les pannes dans un circuit convertisseur ,il faut mesurer les tensions aux électrodes du tube convertisseur au moyen d’un contrôleur universel d’au moins 10 000W/V.
Sur (la figure 13) est illustré le schéma d’un
circuit convertisseur typique.
La tension entre l’anode de
l’heptode et la masse est comprise entre 170 et 250V. Elle est presque toujours
égale à la valeur de la HT, car la chute de tension dans le premier transformateur
moyenne fréquence est très faible.
La tension sur la grille
écran qui est connectée intérieurement à la quatrième grille est d’environ de
80 à 100V.
Sur la cathode du tube
convertisseur, il n’y a pas de tension lorsque la cathode est à la masse :
comme dans le circuit de la (figure 13) ,
alors qu’il existe une tension de 1 à 2V environ quand la cathode est polarisée
par le groupe RC, comme dans l’exemple illustré sur (la
figure 2) .
Sur l’anode de
l’oscillateur : triode, on doit trouver une tension de 80 à 100V environ.
Cette tension doit également être trouvée sur la deuxième grille du
convertisseur multi grilles, dans lequel c’est précisément la grille écran qui
fait fonction d’anode de l’oscillateur (figure 2)
.
Si l’une des tensions est
absente ou irrégulière, il faut débrancher le récepteur de la prise de courant
et vérifier un par un les composants qui intéresse le circuit en question.
Si la tension est absente
sur l’anode du tube convertisseur : récepteur muet, c’est l’enroulement
primaire du premier transformateur FI qui est coupé. Il faut, après avoir
éteint l’appareil, effectuer les essais déjà décrits lors de l’étude des
circuits FI.
Si c’est sur la grille écran
que la tension est absente, le récepteur est muet. Après avoir débranché
l’appareil, il faut contrôler à l’aide de l’ohmmètre, la résistance R 1 (figure 13) . Si cette résistance est coupée, il
convient de vérifier que la cause de cette coupure n'est pas due au
condensateur C 1 en court circuit : le contrôle doit être effectué
en dessoudant l’une des extrémités de ces composants.
Lorsqu’une des sections du
condensateur variable est en court circuit : le récepteur est muet. Pour
localiser cette panne, il faut débrancher le récepteur de la prise de courant,
dessouder les connexions du condensateur variable et enfin vérifier avec
l’ohmmètre, l’isolement entre les armatures.
Lors de ce contrôle, il convient
de manœuvrer l’axe du condensateur variable sur toute sa course. En effet le
court circuit peut n’exister que pour une position déterminée des lames
mobiles.
Si on note de forts
crachements dans le récepteur qui ne se produisent qu’en des points déterminés
du cadran (ou si le récepteur n’est muet que sur une partie du cadran), le
condensateur variable se trouve partiellement en court circuit. Ce fait peut
être vérifié à l’ohmmètre. L’index de l’instrument mettra en évidence le court
circuit sur certaines portions seulement de la course du condensateur variable.
Un condensateur variable
partiellement en court circuit, peut être réparé lorsqu’on réussit à détecter
le point de contact entre les lames fixes et mobiles.
En général, il s’agit d’une lame
extérieure, la réparation est assez simple, il suffit de déplacer légèrement la
tôle déformée.
Lors du remplacement d’un
condensateur variable, il faut en mettre un autre ayant des caractéristiques
identiques.
Le condensateur variable
peut provoquer des anomalies de fonctionnement, non seulement par des court
circuits , mais aussi par l’effet de la poussière qui s’accumule avec le temps
sur les supports des tôles mobiles. Dans ce cas , on entend des
crépitements lorsqu’on manœuvre le bouton d’accord.
Il suffit , pour éliminer ce
défaut, de nettoyer le condensateur variable à l’aide d’un pinceau imprégné
d’alcool.
Les pannes dans le circuit
d’entrée d’un récepteur radio sont assez rares et presque toujours consécutives
à des contacts imparfaits du commutateur de gammes, provoqués par l’oxydation
ou par la couche de poussière qui s’y est déposée.
Les défectuosités qui se
présentent, dans ce cas, dans les récepteurs radio, sont une certaine
diminution de la sensibilité, des sifflements et des crépitements.
Ces inconvénients sont
éliminés par un bon nettoyage des contacts, au moyen d’un petit pinceau
imprégné d’alcool .
Les commutateurs peuvent
également présenter des pannes mécaniques. Le plus souvent, il n’est pas
possible d’effectuer la réparation et il faut remplacer le bloc HF.
Lorsque le récepteur est
muet, il est possible que les bobines d’antenne ou d’entrée soient coupées. On
peut vérifier la continuité des enroulements à l’ohmmètre, après le repérage
des bornes des bobines et après avoir dessoudé l’une des extrémités de celle
ci.
Lorsqu’une des bobines est
coupée, il est très difficile de trouver la pièce de rechange. Il faut donc
remplacer le bloc HF par un autre du même type.
Avant de démonter le bloc
HF, il faut relever le schéma de branchement, afin d’éviter des erreurs lors du
recâblage.
Après le remplacement d’un
bloc HF, il faut toujours refaire l’alignement de l’appareil.
Lorsque les tensions sont
normales, il est utile d’effectuer un contrôle du circuit convertisseur au
SIGNAL TRACER.
En branchant celui ci entre
le point A et la masse ( figure 13) , on doit
entendre un sifflement dans le haut parleur, si la section mélangeuse du tube
fonctionne .
Pour vérifier le circuit
d’entrée, il suffit de brancher le signal tracer entre le point B et la masse (figure 13) . Si le signal émis par le signal
tracer arrive normalement au haut parleur, il faut contrôler le condensateur C
3, en appliquant l’appareil entre le point C et la masse (figure13) .
Si on entend le signal sur
une gamme et pas sur l’autre( exemple , on entend sur GO et récepteur muet sur
PO), la panne est à rechercher dans les bobines et les circuits PO.
Si l’oscillateur d’un
récepteur superhétérodyne ne fonctionne pas, le récepteur ne s’accorde sur
aucune station. On peut vérifier ce circuit au moyen d’un voltmètre
électronique, en mesurant la tension négative continue qui doit exister entre
la grille oscillatrice et la masse.
Le voltmètre électronique
doit être inséré dans le circuit, comme indiqué (figure
14a).
Si on ne dispose pas d’un
voltmètre électronique, on peut mesurer l’intensité du courant de grille comme
indiqué (figure 14b) .
On débranche la borne de la
résistance du côté de la masse ( ou côté cathode selon le schéma) et on insère
l’appareil de mesure entre cette résistance et la masse.
Il est utile de brancher un
condensateur, en parallèle sur l’appareil de mesure (valeur capacitive de 0,1mF environ). Celui ci a pour rôle d’éliminer une éventuelle induction HF
dans les fils de l’appareil de mesure. Cette induction donnerait naissance à une
tension qui fausserait complètement la mesure.
La valeur de l’intensité
mesurée doit être de 100 à 400mA. Si on
obtient aucune indication, il faut contrôler les composants du circuit
oscillateur et s’assurer en premier lieu que la tension sur l’anode du tube
triode est bien comprise dans les limites normales ( 80 à 100volts environ).
Si cette tension est
absente, il convient de vérifier la résistance qui se trouve entre l’anode et
le + HT : R 2 (figure 13).
Parmi les autres composants
qui peuvent provoquer une panne dans le circuit oscillateur, citons la
résistance de grille et le condensateur de liaison : R 3 et C 4 (figure 13) , la section oscillatrice du
condensateur variable ou les bobines.
Une audition intermittente
ou balbutiante provient souvent d’une variation de la fréquence de
l’oscillateur. Cette panne provient d’une mauvaise soudure dans le circuit
oscillateur ou d’un composant défectueux (condensateur mal isolé par exemple).
Quelquefois, il se produit
un ronflement dans le haut parleur, lorsque le récepteur est accordé sur les
émetteurs locaux. Ce ronflement provient des ondes électromagnétiques qui
atteignent le récepteur par deux voies différentes : d’abord par l’antenne,
ensuite par le réseau électrique. Ces ondes interfèrent, créant un effet de
modulation.
Pour éliminer celle ci, il
faut brancher un condensateur de l’ordre de 10nF entre l’un des fils du secteur
(sur le transformateur d’alimentation) et la masse. Ce condensateur est souvent
monté d’origine sur l’appareil.
Si le ronflement de
modulation existe toujours, on peut placer un condensateur de l’ordre de 10nF,
entre l’enroulement HT et la masse.
Accrochages :
Les accrochages qui se manifestent dans les récepteurs radio, sont souvent dus aux blindages des transformateurs FI qui ne sont pas bien en contact avec la masse du châssis.
Dans ce cas, le récepteur
émet des sifflements ou a un fonctionnement instable, en particulier lorsque
les blindages des transformateurs se touchent.
En présence d’un accrochage,
l’indicateur d’accord se ferme comme lors de la réception d’un émetteur
puissant. Le phénomène peut se produire sur tout le cadran ou seulement en
certains points de celui ci.
Très souvent, les
accrochages peuvent provenir d’une coupure du condensateur de grille. Dans ce
cas, le récepteur siffle lorsqu’il est accordé sur un émetteur et il est peu
sensible.
Parfois, l’accrochage ne se
manifeste que lorsque le récepteur est accordé sur l’extrémité inférieure des
PO ou des GO, c’est à dire dans la partie du cadran qui correspond aux
fréquences les plus basses. Dans ce cas, il s’agit d’un mauvais alignement du
récepteur.
Antennes AM :
Il existe, pour recueillir les ondes radio, deux possibilités :
L’antenne électrique ou
l’antenne magnétique.
L’antenne la plus simple est
l’antenne électrique, composée d’un morceau de fil de cuivre, isolé ou non,
d’environ trois mètres de long.
Souvent le fil d’antenne
n’est pas fixé et retombe simplement derrière le récepteur (figure 15) . Quant à la prise de terre, il
s’agit d’un simple fil branché sur la tuyauterie d’eau ou de chauffage central.
Un autre type d’antenne que
vous connaissez déjà est l’antenne secteur, constituée par un simple
condensateur interposé entre l’une des bornes de la prise de courant et la
borne antenne.
Chaque fois que l’on branche
l’antenne sur un récepteur radio, il faut s’assurer que ce récepteur comporte
bien le condensateur d’antenne. Sur les récepteurs à autotransformateur,
lorsqu’une arrivée du réseau est raccordée au châssis, si le condensateur
d’antenne est absent ou en court circuit, on peut griller la bobine d’antenne
lorsqu’on branche l’antenne. En outre, sur ces récepteurs, il ne faut pas
brancher la prise de terre, pour éviter un court circuit dans l’installation du
réseau lumière.
Pour éviter des secousses
désagréables, il ne faut jamais toucher simultanément l’antenne et le châssis
du récepteur.
On fait couramment usage, en
particulier sur les récepteurs portatifs d’antennes magnétiques, connues plus
communément sous le nom d’antennes ferrites.
L’antenne ferrite se compose
d’un bâtonnet de ferrite sur lequel est enroulée la bobine d’entrée.
Ce type d’antenne, de
petites dimensions, peut être placé à l’intérieur du boîtier du récepteur.
La sensibilité obtenue est
comparable à celle des antennes extérieures de plusieurs mètres.
L’antenne ferrite est directive,
c’est à dire qu’elle capte les signaux provenant de directions perpendiculaires
au bâtonnet. Cet avantage peut être exploité pour éliminer les interférences.
L’antenne ferrite est montée
dans le récepteur, sur un support rotatif, de façon à pouvoir être orientée
dans la direction des émetteurs à recevoir (
figure 16 ) .
Toutefois, sur les
récepteurs portatifs, l’antenne ferrite est fixe. L’orientation n’est alors
possible que par rotation du récepteur lui même.
Il faut aussi examiner la
prise de terre : il s’agit du raccordement qui réunit le châssis du
récepteur à la terre.
Une bonne terre est réalisée
en creusant une fosse d’environ un mètre de profondeur, au fond de laquelle on
place une plaque de cuivre ou de plomb de 50 x 50 cm environ, sur laquelle est
soudé un conducteur pour le raccordement du récepteur radio.
Il est préférable que la
plaque soit entourée de charbon de bois parce que ce dernier qui est une
matière hygroscopique, maintient une certaine humidité et assure un bon contact
avec le terrain. La fosse devra être remplie de terre qu’il faudra arroser de
temps en temps, pendant la saison sèche.
En ville, où une telle
installation est difficilement réalisable, on peut avoir recours aux tuyauteries
de l’eau ou du chauffage central. Il suffit de raccorder à la tuyauterie le fil
de cuivre provenant de la prise de terre du récepteur, après avoir
soigneusement enlevé de la surface du tuyau les vernis, les incrustations et
tout ce qui pourrait empêcher un bon contact avec le métal.
Comme il n’est pas facile de
réaliser la soudure du fil au tuyau, on peut surmonter cette difficulté en
utilisant un collier de cuivre ou de laiton comme (la
figure 17) .