Etage
d’alimentation d’un récepteur
L’étage d’alimentation d’un récepteur radio fournit
l’énergie nécessaire au fonctionnement des autres étages. L’alimentation
comprend deux circuits essentiels :le circuit basse tension alternative
pour le chauffage des tubes,le circuit haute tension continue pour
l’alimentation pour l’alimentation de ces mêmes tubes.
Nous allons examiner maintenant,séparément les pannes
typiques qui peuvent se présenter dans ces deux circuits et les précautions
qu’il faut prendre pendant la réparation.
Circuit de
chauffage :
Pour qu’un tube
électronique puisse fonctionner il faut le chauffer,c'est-à-dire qu’il est
nécessaire de fournir à son filament la tension exigée,pour que la cathode puisse
s’échauffer jusqu à la température normale de fonctionnement.
Dans un récepteur
radio,afin que le chauffage des tubes soit normal,il est avant tout
indispensable de commuter le répartiteur de tension du transformateur sur la
position correspondante à la valeur de la tension du secteur. On peut ensuite
manœuvrer l’interrupteur. Arrivé à ce point,on observe les filaments des
tubes,si le chauffage est normal,on voit que les filaments deviennent
progressivement d’une couleur toujours plus claire jusqu’à atteindre le rouge
clair(même les ampoules du cadran peuvent donner,selon la luminosité,une
indication suffisante sur le fonctionnement du circuit de chauffage).
Après le temps nécessaire
pour que le récepteur parvienne à ses conditions de fonctionnement normal(10 à
20 secondes),on peut rechercher une station émettrice,afin de se faire une
première idée sur le type de la panne du récepteur.
Si les tubes ne s’allument
pas,ou si la tension de chauffage est anormal,c'est-à-dire si la couleur des
filaments est trop claire,ou à peine rouge,cela signifie qu’il existe un
défaut. Dans ce cas,il faut éteindre l’appareil pour éviter de l’endommager et
examiner le circuit de chauffage.
Ce circuit peut être de
deux types : parallèle ou série. Les deux cas doivent être considérés
séparément.
Circuit
de chauffage en parallèle :
Dans les circuits de
chauffage en parallèle,il peut arriver qu’un seul tube reste éteint ou que tous
les tubes restent éteints.
Dans le cas où tous les
tubes sont éteints. La cause doit être recherchée dans le transformateur
d’alimentation,ou dans le circuit compris entre le transfo et les tubes.
Si un seul tube reste
éteint, cela peut dépendre de diverses causes :interruption du
filament,contact imparfait des broches du filament, soudure défectueuse,conducteur
interrompu,etc. .
Avant de remplacer le
tube,il faut donc vérifier la continuité du filament au moyen d’un ohmmètre. Si
l’ohmmètre indique une résistance relativement basse,cela signifie que le
filament n’est pas coupé.
Dans ce cas le défaut de
chauffage peut être attribué à un contact imparfait entre les broches du tube
et le support ou à une soudure défectueuse des conducteurs aux bornes du
filament(il faut contrôler au voltmètre alternatif,si la tension de chauffage
arrive jusqu’au support). Lorsque le conducteur de retour de circuit du
filament est constitué par le châssis,il faut contrôler scrupuleusement des
raccordements à la masse qui peuvent être desserrés,soit oxydés.
Il faut également
contrôler avec une attention spéciale les circuits de chauffage qui, à cause
des caractéristiques particulières de certains tubes,exigent le montage de
résistances.
C’est le cas par exemple,
du tube subminiature DM 70 ou DM 71 qui
fonctionnent en qualité d’indicateur optique d’accord et qui exige une tension
de 1,4V -25mA. Etant donné qu’il est généralement utilisé avec des tubes
chauffés sous 6,3V,on raccorde en série avec son filament,une résistance de
200ohms,1W, qui a pour rôle de faire tomber la tension de 6,3V à 1,4V (figure1)
En conséquence,si l’on
doit contrôler un circuit de chauffage dans lequel se trouve une résistance
montée en série avec le filament d’un tube,il faut se rappeler,que si le
filament ne s’allume pas,il convient de vérifier la résistance en série dans le
circuit.
Circuit
de chauffage en série :
Lorsque les tubes d’un
récepteur radio sont chauffés en série,si le filament de l’un des tubes est
coupé,ou il existe une coupure en un point quelconque du circuit de
chauffage,tous les tubes restes éteints. Il est donc difficile de localiser la
panne.
Au moyen d’un voltmètre,on
doit mesurer la tension de chauffage aux bornes du transfo. Cette tension a une
valeur de l’ordre de 100 à 180V environ. On doit ensuite extraire les tubes et
les contrôler au moyen de lampemètre ou de l’ohmmètre pour vérifier la
continuité de chaque filament. Dans ces occasions,il est très utile de se
servir d’appareils simples et économiques qui sont constitués par une plaque
munie de différents types de supports et par une ampoule témoin.
Sur ces
appareils,alimentés en courant alternatif ou en courant continu,dés que le tube
est enfilé sur le support,l’ampoule témoin s’allume si le filament du tube est
en bon état. On épargne ainsi du temps,car il n’est plus besoin de recourir au
schéma pour déterminer quelles sont les broches du tubes qui correspondent au
filament.
Dans les circuits de
chauffage en série,il faut toutefois se rappelé que le défaut d’allumage des
tubes peut dépendre,non seulement d’un filament coupé ou d’un mauvais
contact,comme nous l’avons vu dans le cas précédent de chauffage en
parallèle,mais aussi de la coupure éventuelle d’une résistance de type spécial
appelée THERMISTANCE,qui se trouve souvent dans la chaîne des filaments(figure2).
La thermistance est une
résistance dont la valeur dépend de l’intensité du courant qui y circule. On
l’utilise spécialement dans les récepteurs sans transfo.
En particulier,sa
résistance est d’autant plus grande que l’intensité qui y circule est plus
élevée. En conséquence,lorsque une thermistance est montée dans un circuit de
chauffage,elle joue le rôle de la résistance de protection,en limitant la
valeur de l’intensité du courant initial,qui pourrait endommager certains tubes
de la chaîne.
Il est impossible
d’essayer une thermistance avec l’ohmmètre(ou alors très approximativement)à
cause de son comportement,mais on peut la court-circuiter pour un moment
seulement,afin de voir si les tubes s’allument.
Toutefois il faut éviter
de faire fonctionner le récepteur dans ces conditions.
Pannes du circuit
primaire du transformateur d’alimentation :
Si aucun des tubes du
récepteur ne s’allume et s’il en est de même de la lampe de cadran,cela
signifie en général(à part le cas des tubes alimentés en série)que la tension
manque complètement. Il faut alors contrôler le transfo et les composants de
son circuit primaire (fiche secteur,interrupteur , répartiteur de tension,
etc.).
En effet si la tension
n’est pas appliquée au primaire du transfo,l’appareil reste éteint et par
conséquent,complètement muet.
Il faut donc en premier
lieu,contrôler que la fiche du cordon d’alimentation est bien en contact avec
la prise de courant et s’assurer qu’il n’existe aucune coupure dans le cordon
lui-même.
En particulier,il faut
vérifier si les conducteurs de cuivre sont bien serrés sur les deux fiches de
la prise de courant.
En débranchant cette prise
de courant,on peut contrôler à l’aide de l’ohmmètre s’il existe une continuité
entre les deux fiches métalliques :l’inter étant fermé,c'est-à-dire sur la
position marche,on doit trouver quelques dizaines d’ohms. Lorsque l’inter est
ouvert,c'est-à-dire sur la position arrêt,il ne doit pas y avoir de
continuité(résistance infinie)
Si ce contrôle est
positif,il signifie que la prise secteur,le cordon d’alimentation et la partie
de l’enroulement primaire en service(qui dépend du répartiteur de tension)sont
en bon état.
Si le contrôle est
négatif,il convient de vérifier l’inter(généralement couplé avec la commande de
volume,sauf s’il s’agit d’un appareil muni d’un clavier à touches pour la
commande marche arrêt)
Pour cette vérification,on
place les fiches de l’ohmmètre,disposé sur son calibre le plus bas,entre les
deux contacts de l’inter et on manœuvre ce dernier comme si l’on voulait
allumer et éteindre l’appareil. Si l’inter fonctionne,on doit trouver une
continuité lorsqu’on allume et une résistance infinie lorsqu’on éteint.
Un autre système,que l’on
peut adopter lorsque l’on ne dispose pas d’un ohmmètre,consiste à poser
provisoirement la lame d’un tournevis,avec un manche isolé entre les
contacts,en tenant la fiche débranchée de la prise de courant.
Si le récepteur s’allume
dans ces conditions et s’éteint en retirant la lame du tournevis,l’inter étant
fermé,c’est que celui-ci est défectueux. Pour dépanner l’appareil,il suffit
alors de remplacer l’inter(potentiomètre,interrupteur,ou clavier à touches
selon le cas).
Parmi les autres
composants pouvant être en cause, il
faut citer le répartiteur de tension(fusible hors d’usage ou mauvais contact)
et le condensateur que l’on trouve très souvent entre le primaire du transfo et
la masse (figure3).
Si par suite d’une fausse
manœuvre,le répartiteur de tension du transfo a été commuté sur une tension
inférieure à celle du secteur,le transfo est survolté et chauffe trop. Beaucoup
d’autres composants du récepteur seront aussi surchargés et les pannes pourront
être dans l’ensemble très graves.
Cette panne sera détectée
immédiatement,puisque les ampoules du cadran s’allument avec trop d’intensité.
Si l’on débranche l’appareil immédiatement,il est possible qu’il n’y est aucun
dommage. Dans le cas contraire le transfo sera endommagé,de même que les tubes
s’ils sont restés allumés longtemps dans ces conditions.
Dans beaucoup de
récepteur,il existe un fusible qui sert de protection pour le transfo. Une
panne ou un court circuit dans les circuits d’alimentation provoque en effet
une forte augmentation de l’intensité et
dans ce cas ,le fusible se coupe et sauve le transfo(le fusible se trouve le
plus souvent sur le répartiteur de tension)
On trouve aussi un
condensateur(figure3)qui
a pour but d’éliminer des parasites éventuels venant du réseau. Si ce
condensateur est court – circuité
Le récepteur ne subit
aucun dommage,mais son châssis se trouve branché directement à une sortie du
réseau,avec de graves dangers de secousses électriques pour la personne qui le
touche accidentellement.
Le court circuit de ce
condensateur peut être trouvé facilement à l’aide de l’ohmmètre ; En
disposant les fiches de l’ohmmètre entre le châssis et l’une quelconque des
deux conducteurs venant du réseau,on mesure une résistance d’une certaine valeur
ou de valeur nulle ,au lieu d’une valeur infinie.
Si l’absence de
fonctionnement ne dépend d’aucun de ces composants,il faut examiner le
transfo,celui-ci peut être en court circuit(isolants et fils carbonisés).
Dans ces conditions,les
enroulements présentent une résistance de valeur nulle ou insuffisante.
Cette vérification est
facile à effectuer à l’ohmmètre pour les enroulements primaires et secondaires
HT . Il suffit de brancher l’appareil de mesure sur les différentes cosses qui
correspondent à ces enroulements.
La vérification des
enroulements secondaires BT(basse tension)est beaucoup moins facile. En effet
la résistance de ces enroulements est toujours très faible. Il est possible
toutefois de mesurer la tension de sortie entre les cosses. Cette tension est
nulle ou très faible,dans le cas d’un court circuit .
De toute façon, un court
circuit dans le transfo se détecte facilement. Dès la mise sous tension on sent
une âcre odeur de brûlé et parfois on voit aussi la couleur caractéristique
brune des isolants surchauffés.
Pour le contrôle de la
résistance d’isolement entre le primaire et les secondaires entre eux,il faut
utiliser l’ohmmètre avec le calibre le plus élevé : si l’isolement est bon
l’index ne doit pas se déplacer de sa position de repos
Lorsque le transfo est
grillé,il faut évidemment le remplacer. Avant de démonter le transfo défectueux
du châssis,il est utile de relever le schéma de câblage(repérage des
différentes cosses et des liaisons câblées sur celles-ci).
Avant de remettre le
récepteur sous tension,après remplacement du transfo,il est indispensable de
s’assurer que la destruction du précèdent transfo ne provient pas d’un court
circuit externe (court circuit dans l’un des étages du récepteur).
Circuit d’alimentation
anodique :
La tension continue
d’alimentation des récepteurs radio qui fonctionnent en courant
alternatif,s’obtient par l’utilisation de tubes(tels que les diodes ou les
doubles diodes)ou d’éléments électroniques à l’état solide(redresseurs secs ou
diodes à semi conducteurs).
Les diodes laissent passer
le courant électrique dans une seule direction et permettent donc de
transformer les tensions alternatives en tensions continues. Elles sont donc à
l’origine du processus appelé le redressement d’un courant alternatif.
Il existe divers circuits
permettant de redresser un courant alternatif, mais en se basant sur le
principe de fonctionnement,on peut les subdiviser en circuits à onde entière et
circuits à demi onde. On dit plus couramment
Redressement double alternance
et redressement simple alternance
Circuit à double
alternance :
Sur la( figure 4) est
illustré le circuit électrique d’un redresseur à double alternance utilisant le
tube EZ 80 à chauffage indirect 6,3V – 1A.
Les deux anodes de la
double diode sont raccordées aux extrémités d’un enroulement du transfo
d’alimentation. Ce transfo fournit 250V entre chaque extrémité et la prise
centrale.
Le point central de
l’enroulement est connecté à la masse. De cette façon, lorsque l’une des deux
anodes est positive,l’autre est négative. A l’alternance suivante, l’anode qui
était négative devient positive et l’anode qui était positive devient négative.
Ainsi 50 fois par seconde,les deux anodes deviennent alternativement négative
et positive,mais à chaque instant, l’une des deux est toujours positive.
Le tube EZ 80 redresse
donc les deux alternances de l’onde.
La tension redressée est
prélevée de la cathode de la double diode puis est ensuite aplanie par le
circuit de filtrage formé par les deux condensateurs et la résistance.
Pour une tension de 250V
efficaces ,fournie par le transfo aux deux anodes du tube,on peut avoir une
tension anodique de 280V et une intensité maximale d’environ 60 à 70 ma(Vmax =
Veff x √2).
Le circuit illustré sur (la figure5) représente un redresseur à double
alternance,mais le tube utilisé (la double diode 5 Y 3 à chauffage direct
5V-2A)exige la présence d’un enroulement particulier que l’on ne peut utiliser
pour le chauffage des autres tubes. En effet,le filament de la double
diode,sert également de cathode et se trouve donc à un potentiel élevé par
rapport à la masse.
Si l’on mesure avec un
voltmètre en courant continu la tension entre le point A ou B et la masse,on
relève précisément la tension positive continue(tension anodique) d’environ
250V. tandis que la tension alternative mesurée entre A et B est de 5V.
La tension redressée est
par conséquent prélevée sur l’une des deux broches qui aboutissent au
filament(qui dans ce cas,fait fonction de cathode).
Elle est ensuite filtrée
par le circuit constitué de deux condensateurs et d’une résistance,ou bien de
deux condensateurs et d’un bobinage.
Le chauffage des autres
tubes s’obtient par un autre enroulement indépendant de celui du redresseur.
Un autre circuit
redresseur à double alternance,utilisant deux redresseurs au sélénium est
illustré sur(la figure6).
Le circuit est équivalent
à celui utilisé avec les diodes à vide.
Les redresseurs au
sélénium supportent environ 50V de tension de crête inverse(cela signifie que
50V est la tension maximale applicable dans le sens inverse du redresseur,sans
endommager celui-ci). Quelle que soit l’intensité fournie,car cette dernière ne
dépend que des surfaces plates qui forment le redresseur.
Puisque les tensions de
crête inverse,en jeu dans les circuits,sont un peu plus élevées que 50V,les
redresseurs au sélénium sont formés de plusieurs éléments en série. Le nombre
des éléments est d’autant plus grand que la tension à redresser et dépend en
outre du type de la charge,c'est-à-dire des circuits que le redresseur doit
alimenter.
Le circuit à deux
redresseurs secs est peu utilisé(figure 6a). Le circuit le plus utilisé est le PONT
DE GRAETZ illustré (figure 6 b – 6 c)où les deux modes de
représentation adoptés sont équivalents.
Le circuit PONT DE
GRAETZ,qui utilise 4 diodes,ainsi que le circuit à 2 diodes (figure 6),peuvent être réalisés sous une forme
compacte. Exemple illustré (figure 7a)
Un autre type de
redresseur est représenté (figure 7b),il sert
pour le circuit représenté (figure 6a).
Circuits à une
alternance :
Le circuit à une
alternance utilise un seul redresseur,soit un tube à vide,soit un élément sec.
Sur (la figure 8a) est utilisé un circuit redresseur à
une alternance qui utilise le tube de la série U Noval, UY 85 avec chauffage
sous 38V-100mA.
L’alimentation réalisée
ainsi fonctionne avec une tension d’anode d’environ 130 à 140V prélevée sur une
prise de l’auto transfo,qui est aussi une prise primaire,la tension anodique
obtenue est d’environ 180V pour une intensité de 70 à 75 mA.
Un autre circuit
redresseur à une alternance,illustré(figure 8b)
utilise un redresseur sec. Dans ce circuit également,on utilise un auto
transfo. Une des extrémités reliée au secteur est raccordée également à la
masse du châssis.
Dans ce cas,tant que le
châssis métallique est protégé par le boîtier et les boutons isolants,il n’y a
aucun danger. Mais il existe un danger d’électrocution lorsque le châssis a été
sorti pour le travail de réparation. On ne peut le toucher sans danger que si
l’on est isolé de la terre.
Sur (la figure 9a et 9b) (le premier à tube,le second
à élément sec)l’auto transfo est absent et la tension est directement appliquée
entre le châssis et le redresseur. Tous les tubes sont raccordés au secteur en
plaçant les filaments respectifs en série,ils doivent donc avoir tous la même
intensité de chauffage.
Une particularité dont il
faut tenir compte dans le circuit (figure9b),est
constituée par la résistance de protection R placée en série avec le
redresseur. Si cette résistance est coupée,il n’y a plus d’alimentation
continue et tout le récepteur ne fonctionne pas.
Comme les circuits
d’alimentation,avec ou sans auto transfo,peuvent présenter des dangers
physiques ou endommager les appareils de mesures que l’on utilise,il est bon
pour éviter tout dommage ,de se munir d’un transfo isolant.
Le transfo est un
dispositif en mesure d’isoler électriquement du réseau électrique tout appareil
que l’on désire raccorder sur celui-ci. (figure10)
est représenté le schéma
et les caractéristiques constructives d’un transfo d’isolement.
(figure 11) est représenté les circuits
électriques du transfo d’isolement et de ses utilisations.
Pannes dans les
circuits d’alimentation anodique :
Sur la (figure 12) est illustré un circuit
d’alimentation auquel nous allons nous référer pour examiner les pannes
diverses possibles.
Supposons que le
récepteur,dont les tubes présentent des filaments bien allumés(donc exclure
panne dans le circuit primaire du transfo) soit complètement muet. L’absence
totale du son est très probablement due à l’alimentation anodique.
Le contrôle d’alimentation
anodique s’effectue avec le voltmètre,réglé pour les tensions continues avec un
calibre supérieur à 250V en fin d’échelle,en mettant la fiche positive sur le
premier condensateur électrolytique de filtrage et la fiche négative à la masse(figure 12). La valeur de la tension anodique
mesurée est normale si comprise entre 215 et 260V.
Si la tension anodique est
absente,cela peut dépendre d’une coupure de l’enroulement secondaire de haute
tension(HT) du transfo d’alimentation,d’une panne dans le tube redresseur ou
dans le redresseur sec,d’un court circuit de l’un des condensateurs
électrolytiques de filtrage,d’une coupure de la résistance ou de l’inductance
de filtrage,d’un circuit vers la masse,d’un quelconque raccordement de la haute
tension.
En nous référant à (la figure 12),nous allons examiner les pannes
possibles et la façon d’effectuer la réparation.
La coupure du secondaire
de HT peut être une des causes de l’absence de tension anodique. Si cette
coupure intervient dans la prise centrale,la tension anodique redressée est
nulle.
Si l’interruption se
trouve dans une seule des moitiés du secondaire, on a encore une tension
anodique,mais de valeur réduite,parce que le tube électronique peut encore
redresser une alternance.
La panne du transfo se
reconnaît facilement en mesurant la tension alternative entre chacune des
plaques du tube redresseur et la masse,ou bien au moyen de l’ohmmètre,dont les
fiches doivent être placées entre les bornes de l’enroulement HT,naturellement
le récepteur étant éteint et la fiche de la prise de courant débranchée.
Si l’enroulement
secondaire s’avère coupé,la réparation s’effectue en remplaçant le transfo ou
en le rembobinant.
Le tube redresseur peut être
aussi la cause de l’absence de fonctionnement de l’alimentation. S’il est
grillé,on le reconnaît facilement,puisque le filament ne s’allume pas. S’il est
épuisé,la cathode n’émet pas d’électrons en quantités suffisante et le courant
anodique diminue par conséquent jusqu’à devenir nul.
S’il est en court
circuit,c'est-à-dire si la cathode ou le filament en contact avec l’anode,il
n’y a plus de redressement et toute la tension alternative est appliquée aux
condensateurs de filtrage, ce qui a pour conséquence la destruction de ces
condensateurs.
La défectuosité d’un tube
redresseur peut être reconnue à l’aide d’un lampemètre,mais en l’absence de cet
instrument,on peut effectuer aussi l’essai avec l’ohmmètre.
On contrôle la continuité
des filaments en sortant le tube de son support et en prenant les deux pointes
de touche de l’ohmmètre entre les deux broches qui correspondent aux filaments
qui,par exemple pour les tubes de la série noval EZ 80 , EZ 81 , UY 85 ,sont la
broche 4 et la broche 5 ;pour les tubes de la série miniature 6 BX 4 , 6 X
4 , 35 A 3 , ce sont la broche 3 et la broche 4 ;pour le type octal 5 T 3
,les broches 2 et 8 ; pour le type rimlock AZ 41 , les broches 7 et 8 .
Pour vérifier si le tube
est épuisé,en l’absence de lampemètre,on peut utiliser l’ohmmètre. Dans ce cas
l’essai s’effectue pendant que le tube est allumé normalement.
Pour effectuer cet
essai,il faut mettre le tube dans un nouveau support et raccorder seulement les
deux conducteurs de chauffage du filament. On peut aussi débrancher les
raccordements du courant anodique des supports situé sur le récepteur et
effectuer le contrôle en allumant le tube monté sur le récepteur.
Sur (la figure 13a)est illustré le schéma électrique
relatif à cet essai et sur(la figure 13b)est
indiqué comment il faut disposer en pratique l’ohmmètre après avoir débranché
les raccordements aux anodes du
tube,l’exemple concerne la double diode EZ 80.
Les pointes de touche de
l’ohmmètre doivent être raccordées aux broches correspondant à la cathode et
aux anodes (l’une après l’autre) comme indiqué (figure
13b),sur laquelle on relève que la fiche raccordée au positif de la pile
placée à l’intérieur de l’ohmmètre(en général la fiche noire) doit être mise en
contact avec l’anode et celle connectée au négatif(en général la fiche rouge)
doit être raccordée à la cathode.
Si le tube redresseur
fonctionne,l’ohmmètre indique environ 400 à 1000Ω pour chaque anode. Si par
contre l’index indique des valeurs beaucoup trop grandes ou bien ne bouge pas
du tout,le tube est épuisé ou présente un raccordement intérieure coupé. Pour
plus de sûreté ,il est bon de répéter l’essai en inversant les fiches entre
elles. Naturellement , si le tube redresseur est à une seule alternance,l’essai
s’effectue pour une seule anode.
Ce qui a été dit est
valable pour les tubes à chauffage indirect : tels que par exemple les
tubes EZ 80 , EZ 81 , EZ 90 ou 6 X 4 , 6
X 5 , UY 85 ,etc. ,alors que pour les tubes à chauffage direct,tels par exemple
les tubes 5 Y 3 , 80 , AZ 41 ,les fiches
doivent être placées entre l’anode et l’une des deux broches qui correspondent
aux filaments ,s’il s’agit d’un tube redresseur à une alternance.
Si par contre, il s’agit
de doubles diodes à double alternance,il est utile de réunir les deux broches
se rapportant aux anodes et d’effectuer une seule mesure entre les deux anodes
et la broche du filament. Si le tube est en bon état,la valeur de résistance
mesurée doit être basse.
Si le tube redresseur est
grillé,avant de le remplacer,il faut s’assurer que le dommage n’a pas été causé
par un court circuit dans le circuit de l’alimentation anodique. Il faut donc
vérifier attentivement avec l’ohmmètre les composants du circuit de filtrage.
Si les deux condensateurs
électrolytiques sont en bon état,mais que le court circuit persiste,il faut
débrancher l’un après l’autre tous les
raccordements montés après la borne positive du deuxième condensateur électrolytique.
Chaque fois que l’on
débranche un fil,on contrôle avec l’ohmmètre la valeur de la résistance entre
le positif et la masse. On procède de cette façon jusqu’à ce que l’on trouve la
liaison à débrancher pour faire disparaître le court circuit.
Lorsque l’alimentation est
en bon état,entre le deuxième condensateur électrolytique et la masse,on doit
trouver une valeur de résistance de plusieurs dizaines de milliers d’ohms.
Si le récepteur totalise
un nombre d’heures de fonctionnement très appréciable,il est probable que le
tube redresseur est épuisé. Dans ces conditions,l’émission est faible,la
tension redressée à une valeur inférieure à la normale et le récepteur fournit
une faible puissance,ou bien il est complètement muet.
Les condensateurs
électrolytiques de filtrage sont une source continue de pannes et leur présence
dans les récepteurs radio n’est justifié que par leur bas prix et leur faible
encombrement.
La haute tension qui leur
est appliquée provoque une circulation de courant entre leurs armatures d’où
l’échauffement. Lorsque cet échauffement devient excessif par ce que le
condensateur est vieux,les propriétés isolantes de la couche d’oxyde se
détruisent et le condensateur se court circuite.
Parmi les deux
condensateurs composant le circuit de filtrage,c’est le premier qui travaille
dans les conditions des plus difficiles et qui est donc le plus facilement
endommagé. C’est lui qui subit la tension maximale et l’ondulation provoquée
par le redressement de la tension alternative.
En plus, au moment de la mise en marche et de l’arrêt du récepteur
,des tensions instantanées beaucoup plus élevées que les tensions normales se
produisent. Si par exemple,la tension alternative mesurée avec le voltmètre
entre l’anode du redresseur et la masse est de 250V,au moment de l’allumage,la
tension continue sur le premier condensateur électrolytique peut atteindre une
valeur maximale de 325V(250 X 1,41).
Donc le condensateur doit
être choisit de telle manière que sa tension de fonctionnement soit au moins de
400V,afin d’avoir une certaine marge de sécurité.
Pour revenir à l’examen de
l’alimentation(figure 13),si le condensateur
C2 est en court circuit,la panne est moins dangereuse pour le tube,ou pour le
redresseur sec,puisque le courant qu’il fournit se trouve limité par la
résistance ou par la bobine de filtrage.
Toutefois,même dans ce
cas,le récepteur ne peut pas fonctionner.
Si les condensateurs C1 et
C2 ont un courant de fuite important,ils absorbent le courant en proportions
excessives et peuvent donc surcharger l’alimentation et réduire la tension
continue d’anode.
Dans le récepteur,cette
irrégularité est facilement détectée puisque la puissance de sortie est
notablement réduite et qu’un ronflement plus ou moins accentué se fait entendre
dans le haut parleur.
Cette condition de
fonctionnement est le prélude de pannes plus importantes,à savoir : court
circuit probable des condensateurs et même de la destruction possible du tube
redresseur.
Dans ce cas,on peut mettre
un condensateur électrolytique en parallèle,d’abord avec l’un puis avec
l’autre,en respectant bien les polarités, et la capacité du condensateur.
Si le ronflement disparaît
lorsque le nouveau condensateur est branché en parallèle,il faut remplacer le
condensateur du récepteur par un autre de même tension de fonctionnement et de
même capacité.
De même la résistance de
filtrage ou la bobine de filtrage peuvent être la cause de l’absence
d’alimentation anodique des tubes.
Quand la résistance de
filtrage est coupée,la tension anodique est absente sur le deuxième
condensateur électrolytique de filtrage,tandis que sur le premier
condensateur,la tension anodique monte de manière appréciable et peut être le
détériorera.
Si au lieu de la
résistance de filtrage,le circuit de filtrage utilise une bobine,il est
possible de constater,outre une coupure,un court circuit éventuel avec la masse
d’une de ses bornes. Ceci a pour effet les mêmes inconvénients que ceux
provoqués par les court circuits des condensateurs électrolytiques.
Pour détecter les pannes
dans la résistance ou la bobine,il suffit de se servir de l’ohmmètre. La
réparation consiste à remplacer la résistance et à remplacer,ou réparer,la
bobine de filtrage.
Dans les récepteurs radio
de construction ancienne,la bobine de filtrage est constituée par la bobine
d’excitation du haut parleur et cette panne peut être classée dans les pannes
du haut parleur.
A ce propos ,souvenez
vous, que du premier condensateur de filtrage(figure14)
part un conducteur qui arrive au haut parleur et qui de celui-ci sort un autre
conducteur qui va vers le deuxième condensateur électrolytique.
Lorsque le récepteur est
éteint,on effectue le contrôle ohmmètrique de la bobine d’excitation,en
branchant les pointes de touche de l’appareil entre les deux bornes de la
bobine d’excitation,après avoir dessoudé l’un des fils du premier ou du
deuxième condensateur électrolytique. La valeur de résistance ainsi mesurée
doit être de 1000ohms.